06 mars 2008
poèmes du moine Ryokan
Ryokan n'a pas écrit que des haïkus:
Je ris moi-même de ce corps décrépi
Retroussant la robe, jambes découvertes
Je traverse sans me presser les eaux
Et portant la besace je marche au printemps.
*
Les pivoines,
Au plus beau de leur
floraison,
Trop belles pour les cueillir,
Trop belles pour ne pas les
cueillir
*
Que laisserai-je pour souvenir?
Les fleurs au printemps,
Le coucou en été,
Les feuilles d'érable en automne.
Ryokan (1758 - 1831)
Commentaires
Ce dernier poème est un poème d'adieu,qu'il composa quelques jours avant sa mort ,à 75 ans. Autre ton chez Ishikawa Takuboku ,mort à 26 ans en 1912 :
Ce jeune homme qui aime tant rire
s'il arrivait qu'il meure
le monde serait-il un peu triste.
Martine
merci Martine pour ces précisions; effectivement, le ton est différent, l'âge y est pour quelque chose!










