le blog éclectique de mimi

24 septembre 2016

moineau sur le fil

moineau sur le fil-
pas vu le rassemblement
des hirondelles

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22 septembre 2016

quel bleu le ciel!

quel bleu le ciel !
mais un petit vent frisquet
souffle : « c’est l’automne ! »

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19 septembre 2016

longue pluie

longue pluie
fin d’été morose
et atone

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17 septembre 2016

Les peanuts - vivre, mourir -

snoopy mourir vivre

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13 septembre 2016

Clown de Henri Michaux

Un jour,

 

Un jour, bientôt peut-être,

 

Un jour j'arracherai l'ancre qui tient mon navire loin des mers

 

Avec la sorte de courage qu'il faut pour être rien et rien que rien.

 

Je lâcherai ce qui paraissait m'être indissolublement proche.

 

Je le trancherai, je le renverserai, je le romprai, je le ferai dégringoler.

 

D'un coup dégorgeant ma misérable pudeur, mes misérables combinaisons et enchaînements "de fil en aiguille"

 

Vide de l'abcès d'être quelqu'un, je boirai à nouveau l'espace nourricier.

 

A coups de ridicule, de déchéances (qu'est-ce que la déchéance?), par éclatement.

 

Par vide, par une totale dissipation-dérision-purgation, j'expulserai de moi la forme qu'on croyait si bien attachée, composée, coordonnée, assortie à mon entourage

 

Et à mes semblables, si dignes, si dignes mes semblables.

 

Réduit à une humilité de catastrophe, à un nivellement parfait comme après une immense trouille.

 

Ramené au-dessous de toute mesure à mon rang réel, au rang infime que je ne sais quelle idée-ambition m'avait fait déserter.

 

Anéanti quant à la hauteur, quant à l'estime.

 

Perdu en un endroit lointain (ou même pas), sans nom, sans identité.

 

CLOWN, abattant dans la risée, dans l'esclaffement, dans le grotesque, le sens que toute lumière je m'étais fait de mon importance.

 

Je plongerai.

 

Sans bourse dans l'infini-esprit sous-jacent ouvert à tous, ouvert moi-même à une nouvelle et incroyable rosée.

 

A force d'être nul

 

Et ras...

 

Et risible... 

Henri Michaux

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08 septembre 2016

Conte d'Henri Gougaud - le dieu et le bandit -

" Un jour, le dieu Shakiamouni flânait au bord d’un lac céleste. Or, comme il cheminait, le désir lui vint d’observer, au travers de l’eau transparente, ce qui se passait en enfer. Car sous ce lac du paradis, ses marais de sang et de feu étaient parfaitement visibles. Il aperçut un homme, en bas, qui se débattait, s’acharnait à tendre les mains aux cieux vides. Shakiamouni le reconnut. C’était Kandata, un bandit. Il n’avait occupé sa vie qu’à tuer, piller sans vergogne. Avait-il jamais eu le moindre élan d’amour ? Vint au dieu un vieux souvenir. Un jour que Kandata fuyait dans la forêt devant des justiciers il avait écarté sa botte qui allait écraser une vieille araignée. Il avait eu pitié. « Peut-être est-il possible de racheter ce fou », pensa Shakiamouni. Une araignée de paradis tissait sa toile près de lui. A travers l’eau du lac il dévida son fil jusqu’au fond de l’enfer.
Kandata le vit luire dans son ciel ténébreux. Il semblait tomber d’une étoile. L’espoir lui vint de s’arracher à ses souffrances infernales. Il l’empoigna, grimpa, mais l’étoile était loin. Il s’essouffla. Il prit un instant de repos, regarda par-dessus son épaule, et que vit-il, au fond des fonds ? Des grappes de damnés, affamés d’espérance, s’agrippaient au bout de la corde et s’élevaient derrière lui.
- Ce fil est à moi, cria-t-il, il est à moi, lâchez-le donc !
Le souffle de sa voix brisa le fil tout net.
Au bord du lac du paradis, Shakiamouni vit Kandata tournoyer dans les brumes rouges. « Pourquoi cet homme a-t-il voulu se sauver seul ? se dit le dieu. Comme sa folie est étrange ! ». Il s’éloigna parmi les fleurs. Au ciel, pas le moindre nuage. "

Henri Gougaud, L'Almanach

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03 septembre 2016

Bidonville Claude Nougaro

Dans la conjoncture actuelle, j'ai eu envie de me rappeler ces paroles: "donne-moi ta main camarade..."
Reprise d'une chanson brésilienne, cette chanson est sortie en 1966...reprise en 1999 par Maurane, puis en 2013 par le groupe Tryo.

Claude Nougaro:


Maurane:


Tryo:

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31 août 2016

Belle et ressemblante Paul Éluard

Un visage à la fin du jour

Un berceau dans les feuilles mortes du jour

Un bouquet de pluie nue

Tout soleil caché

Toute source des sources au fond de l'eau

Tout miroir des miroirs brisé

Un visage dans les balances du silence

Un caillou parmi d'autres cailloux

Pour les frondes des dernières lueurs du jour

Un visage semblable à tous les visages oubliés

Paul Éluard

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25 août 2016

Si j'étais... Henri Falaise

Si j étais doucement de l herbe
sur la terre
comme un grand pré
j'irais
moudre
un avion d'or
de fleur en fleur
pour m'envoler
près du Soleil
et de la pluie
juste là
où les étoiles fabriquent la lumière

Henri Falaise (1948-1999)

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21 août 2016

Un matin Emile Verhaeren

Dès le matin, par mes grand'routes coutumières 
Qui traversent champs et vergers, 
Je suis parti clair et léger, 
Le corps enveloppé de vent et de lumière. 

Je vais, je ne sais où. Je vais, je suis heureux ;
C'est fête et joie en ma poitrine ;
Que m'importent droits et doctrines,
Le caillou sonne et luit sous mes talons poudreux ;

Je marche avec l'orgueil d'aimer l'air et la terre,
D'être immense et d'être fou
Et de mêler le monde et tout
A cet enivrement de vie élémentaire.

Oh ! les pas voyageurs et clairs des anciens dieux !
Je m'enfouis dans l'herbe sombre
Où les chênes versent leurs ombres
Et je baise les fleurs sur leurs bouches de feu.

Les bras fluides et doux des rivières m'accueillent ;
Je me repose et je repars,
Avec mon guide : le hasard,
Par des sentiers sous bois dont je mâche les feuilles.
(…)

Emile Verhaeren

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