le blog éclectique de mimi

22 août 2017

trois points noirs

trois points noirs
dans le champ de chaume
l’un s’envole 

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17 août 2017

hortensias du Cotentin

Petit montage à ma façon...
Ils sont vraiment superbes les hortensias du Cotentin! 

hortensias du cotentin

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12 août 2017

Natsume Soseki - Oreiller d'herbes - extrait

Puisqu’il est difficile de vivre dans ce monde que l’on ne peut quitter, il faut le rendre un tant soit peu confortable, afin que la vie éphémère y soit vivable, ne fût-ce qu’en ce laps de temps éphémère. C’est alors que se déclare la vocation du poète, c’est alors que se révèle la mission du peintre. Tout artiste est précieux car il apaise le monde humain et enrichit le cœur des hommes.

Ce qui débarrasse de tout ennui ce monde, où il est difficile de vivre, et projette sous vos yeux un monde de grâce, c’est la poésie, c’est la peinture. Ou encore, c’est la musique et la sculpture. Pour être exact, il ne s’agit pas de projeter le monde. Il suffit d‘y poser son regard directement, c’est là que naît la poésie et c’est là que le chant s’élève. Même si l’idée n’est pas couchée par écrit, le son du cristal résonne dans le cœur. Même si la peinture n’est pas étalée sur la toile, l’éclat des couleurs se reflète dans le regard intérieur. Il suffit de contempler le monde où l’on vit, et de contenir, avec pureté et clarté, dans l’appareil photographique de l’esprit, le monde d’ici-bas, futile et chaotique. 

C’est pourquoi un poète anonyme qui n’a pas écrit un seul vers, un peintre obscur qui n’a pas peint une seule toile, sont plus heureux qu’un millionnaire, qu’un prince, que toutes les célébrités du monde trivial, car les premiers savent observer la vie, peuvent s’abstraire de toute préoccupation, sont en mesure d’entrer dans le monde de la pureté, de construire l’univers unique et de balayer les contraintes de l’égoïsme. 

Natsume Soseki - Oreiller d’herbes


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07 août 2017

Vieil étang Bashô

Je me rends compte que je n'ai jamais posté ce haïku de Bashô qui est donné comme exemple type dans de nombreux ouvrages explicatifs sur le haïku. Je l'aime beaucoup:

vieil étang

une grenouille plonge
bruit de l’eau
 
Bashô

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04 août 2017

Sur le ruisseau... Chiyo Ni

Sur le ruisseau
Elle court après son reflet
La libellule.

Chiyo Ni

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01 août 2017

Chiyo Ni. Le liseron du matin

Le liseron du matin,
Malgré la toile d’araignée
A éclos.

Chiyo Ni

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29 juillet 2017

Montagnes au loin

Montagnes au loin
où la chaleur du jour
s'en est allée

Uejima Onitsura (1660-1738)

26 juillet 2017

Le marchand d'éventails

Le marchand d’éventails
promène sa charge de vent –
la chaleur!

Kakô

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23 juillet 2017

Nakamura Teijo. L'été passe...

L’été passe.
Je soulève un store
Je ne regarde rien.

Nakamura Teijo  ( 1900-1988 ) 

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18 juillet 2017

Le dormeur et le cavalier - Henri Gougaud

"Le désert. L’ombre d’une dune. Un homme est là, qui fait la sieste. Il dort, la tête sur son bras. Paix infinie. Feu du soleil. Un petit serpent sort du sable, il escalade l’endormi, se glisse le long de son cou, s’enfonce dans sa bouche ouverte. L’homme sursaute, il se redresse, exorbité, les poings au col. Quelque chose remue dans sa gorge. Il étouffe. Il veut tousser, il ne peut pas. Le voilà qui se prend d’effroi.

Un cavalier vient droit sur lui. L’affolé tente de crier. Tout son être appelle au secours. Il ne peut faire mieux qu’un signe. Il râle comme un moribond, à genoux, courbé, suppliant. Le cavalier bondit à terre, s’approche, sa cravache au poing, et sans le moindre mot le fouette et l’accable de coups de pied, l’empoigne, le gifle, le jette. L’autre veut fuir, il tombe, éructe, se prend de terribles nausées, vomit enfin le serpenteau. Il reprend vie, à quatre pattes, sort peu à peu de son brouillard. « Quel est ce fou furieux, se dit-il, ce brigand, cet abominable voyou qui m’est tombé dessus comme un chien enragé ? Est-il encore là ? Va-t-il m’assassiner ? » L’homme lève le front, regarde de côté. L’étrange cavalier est remonté en selle. Il éperonne sa monture. Il s’en va sans le moindre mot.

L’autre, le regardant s’éloigner au galop, comprend alors que l’inconnu vient de le sauver de la mort. Le rosser sans perdre un instant en jérémiades inutiles était le seul moyen de révulser son corps et de le délivrer du mal qui l’étouffait. On dit que les démons singent parfois les anges. L’inverse est aussi vrai, plus souvent qu’on ne croit. "

Henri Gougaud, Le livre des chemins

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