31 octobre 2008
non pas halloween
Je suis absente pour quelques jours.Malgré le temps pourri, je profite de quelques jours de vacances, non pas pour fêter Halloween!!!

mais pour rendre visite à des amis loin de chez moi. Ce blog est programmé. A bientôt et au plaisir de vous lire à mon retour.
danse d'automne
Les cimes lascives
Des peupliers et cyprès
Sous le vent d’automne
*
Enorme platane
Lâchant ses feuilles au vent
Dans un tourbillon
*
Sous le vent furieux
Un rang de peupliers crache
Une pluie dorée
*
Danse échevelée
Des platanes de l’allée
Pluie de feuilles rousses
30 octobre 2008
folon et les feuilles d'automne

les impromptus littéraires: rondeur des jours
pour les impromptus littéraires: thème, la rondeur des jours
Rondeur des jours
Compteur de tours
Ardeur solaire
Pâleur lunaire
Rougeur de cuivre
Blancheur de givre
Couleur des fruits
Noirceur des nuits
Odeur des fleurs
Aigreur des pleurs
Clameur de peur
Douleur du cœur
Chaleur d’amour
Douceur des jours
29 octobre 2008
la feuille esseulée
©
La feuille
De ta tige détachée,
Pauvre feuille desséchée,
Où vas-tu ? - Je n'en sais rien.
L'orage a brisé le chêne
Qui seul était mon soutien.
De son inconstante haleine
Le zéphyr ou l'aquilon
Depuis ce jour me promène
De la forêt à la plaine,
De la montagne au vallon.
Je vais où le vent me mène,
Sans me plaindre ou m'effrayer:
Je vais où va toute chose,
Où va la feuille de rose
Et la feuille de laurier.
Antoine Vincent Arnault (1766 - 1834)
Chanson d'automne Paul Verlaine
En ce temps gris et pluvieux où le froid fait son apparition, voici un classique respirant la mélancolie:
Chanson d'automne
Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
28 octobre 2008
haïkus feuilles et vent d'automne
Un amas de feuilles
Colore même le seuil
Sous ce coup de vent
*
Pressées par le vent
Les feuilles d’automne dansent
Dans la ville atone
*
Bourrasque d’automne
Deux ou trois feuilles dorées
Glissent sous la porte
27 octobre 2008
chanson les feuilles mortes
Un peu de musique adaptée au temps pour adoucir un peu ce passage plutôt triste dans la saison:
"Les feuilles mortes" de Prévert ont attiré beaucoup d'interprètes, en voici trois: Yves Montand, Mouloudji et Juliette Gréco; il y en a bien d'autres, mais j'ai choisi les plus "classiques". Et puis, évidemment, j'ai mis en premier "la chanson de Prévert" de Serge Gainsbourg, que je trouve magnifique.
Découvrez Serge Gainsbourg!
25 octobre 2008
haïkus couleurs d'automne
Quelques sapins noirs
Parsèment les arbres rouille
Canards dans les joncs
*
Ces tons mordorés
Reflétés dans les ornières
Réchauffent l’automne
*
Douceur de l’automne-
Face aux arbres rougissants
Lire sur un banc
24 octobre 2008
un test de Socrate
Les trois passoires
Un jour quelqu'un vient trouver Socrate et lui dit : "Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami ?
- Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.
- Les trois passoires? ...
Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des 3 passoires.
La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai?
- Non. J'en ai simplement entendu parler...
- Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.
Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?
- Ah non ! Au contraire.
- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain qu’elles soient vraies.
Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?
- Non. Pas vraiment.
Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? "











