le blog éclectique de mimi

blog reflétant mon intérêt pour la nature, l'art, la réflexion personnelle, mon regard sur le monde et la vie à travers haïkus, poésie, photos de paysages, parfois insolites, citations, petites histoires, contes, mots, arts visuels, musique, humour...

03 décembre 2009

petit conte de l'empereur

L'empereur choisit un Premier ministre

Il était une fois un empereur, qui voulait choisir en qualité de Premier ministre le plus sage, le plus avisé de ses sujets.
Après une série d'épreuves difficiles, il ne resta en lice que trois concurrents.

"Voici le dernier obstacle, l'ultime défi, leur dit il. Vous serez enfermés dans une pièce. La porte sera munie d'une serrure compliquée et solide. Le premier qui réussira à sortir, sera l'élu".

Deux des postulants, qui étaient forts savants, se plongèrent aussitôt dans des calculs ardus. Ils alignaient des colonnes de chiffres, traçaient des schémas embrouillés, des diagrammes hermétiques. De temps en temps, ils se levaient, examinaient la serrure d'un air pensif, et retournaient à leurs travaux en soupirant.

Le troisième, assis sur une chaise, ne faisait rien. Il méditait. Tout à coup, il se leva; alla à la porte, tourna la poignée; la porte s'ouvrit, et il s'en alla.

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18 novembre 2009

qu'est ce que le zen?

Un moine interrogea Ts’ui Wei sur la signification profonde du zen :

"Attends qu’il n’y ait plus personne autour, alors je te le dirai."

Un peu plus tard, le moine, n’y tenant plus, s’approcha à nouveau de Ts’ui Wei :

"Il n’y a plus personne, de grâce éclairez-moi."

Ts’ui Wei le conduisit dans un bosquet de bambous et, une fois qu’ils y furent arrivés, ne dit rien. Comme le moine ne comprenait pas et insistait, Ts’ui Wei enfin lui confia :

"Certains bambous sont grands, d’autres sont petits."

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07 novembre 2009

petite histoire sur la paix

Le sens de la paix !

Il était une fois un roi qui voulait offrir un prix à l'artiste qui ferait la plus belle peinture de la paix...

Plusieurs artistes ont essayé. Le roi a regardé les peintures, mais il en aimait seulement deux et il avait à choisir entre ces deux peintures.

La première image était celle d'un lac calme. Le lac était un miroir parfait pour les montagnes majestueuses autour. Au-dessus il y avait un ciel bleu avec quelques nuages blancs. Tous ceux qui ont vu cette peinture ont pensé que c'était l'image parfaite de la paix.

L'autre peinture avait aussi des montagnes. Mais elles étaient abruptes, rocheuses et le sommet sans arbre. Au-dessus, il y avait un ciel orageux avec de la pluie et des éclairs. À côté de la montagne, il y avait une grosse chute d'eau. Cela ne ressemblait en rien à la paix.

Mais après que le roi l'eut bien regardée en détail, il a vu derrière la chute un petit buisson qui avait poussé sur le rocher. Dans le buisson, une maman oiseau avait bâti son nid. Là, au milieu de tout ce remous d'eau, était assise la maman oiseau sur son nid... en parfaite paix.

Le roi choisit la seconde, et expliqua : "La paix ne veut pas dire être à un endroit où il n'y a ni bruit, ni trouble. Non... La paix veut dire être au milieu de toutes ces choses perturbantes, mais être toujours au calme dans son coeur."

Auteur inconnu

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26 août 2009

les enseignements du quotidien

Lorsque le grand mystique Soufi Hassan fut sur son lit de mort, quelqu'un lui demanda qui avait été son maître. Hassan répondit: "J'ai eu tant de maîtres que citer leur nom prendrait des années. Il est trop tard à présent. Je vais cependant vous parler de trois d'entre eux. Le premier maître dont je veux vous parler était un chien. En m'approchant d'une rivière pour me désaltérer, je vis un chien assoiffé comme moi. Il se pencha sur l'eau et, effrayé par son reflet, aboya en reculant. Mais il avait tellement soif qu'il revint. Malgré ses craintes, il sauta dans l'eau. L'image redoutable disparut immédiatement. Je compris que l'existence me faisait parvenir un message: saute en dépit de ta peur.
Le deuxième était un voleur. Un jour, je me perdis dans le désert. Lorsque j'atteignis enfin un village, il faisait nuit noire et les habitants étaient couchés depuis longtemps. Un seul homme était encore debout, en train de percer la porte d'une maison. Je lui demandai s'il pouvait m'indiquer un endroit où passer la nuit. "Vous ne trouverez plus rien à cette heure-ci, me répondit-il, mais si vous n'y voyez pas d'inconvénient, vous pouvez venir chez moi. Je suis un voleur." Cet homme était remarquable, je suis resté un mois entier sous son toit. A la nuit tombée, il m'annonçait: "Je vais travailler. Reposez-vous et priez." À son retour, je lui demandais si tout s'était bien passé. Il me répondait chaque fois: "Cette nuit, je n'ai rien trouvé. Demain peut-être, si Dieu le veut..." Jamais je ne l'ai vu se décourager. Il était toujours content. Pendant des années, j'ai médité sans interruption. Rien ne se produisait. Souvent, j'ai été au bord du désespoir et à deux doigts de tout laisser tomber. Au dernier moment, je me rappelais ce voleur et les paroles qu'il prononçait en rentrant chez lui après une nuit infructueuse: "Demain je réussirai, si Dieu le veut."
Le troisième maître était un petit garçon. Il se rendait à la mosquée, une bougie allumée à la main. Du haut de mon érudition, j'eus envie de l'instruire.
"As-tu allumé la bougie toi-même? lui demandais-je.
- Oui, monsieur, fut la réponse.
- Ainsi donc, cette bougie qui n'était pas allumée est devenue une bougie allumée. Peux-tu m'indiquer la source de la lumière?", poursuivis-je en croyant le coincer. Le garçon se mit à rire et souffla la bougie.
"Vous avez vu la flamme s'éteindre? me dit-il. Où la lumière est-elle partie? Dites-le moi!"
Mon ego eut le bec cloué, toute mon érudition s'écroula. Je compris soudain ma propre stupidité et renonçai à prétendre savoir quelque chose. En vérité, je n'ai pas eu un maître déterminé. Cela ne signifie pas que je ne fus pas un disciple. J'ai accepté l'existence toute entière comme maître. Et cet abandon était un engagement très profond. J'ai dit oui à la vie en tant que telle. Je n'ai pas eu un maître, j'en ai eu des milliers. Tout et n'importe quoi m'a procuré un enseignement."

Récit tiré du tarot d'Osho

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25 août 2009

Singes et douche froide

Un groupe de scientifiques plaça cinq singes dans une cage et, au milieu de celle-ci, un escabeau avec des bananes. À chaque fois qu'un des singes tentait de grimper à l'escabeau, une douche glacée aspergeait automatiquement les autres.
Au bout d'un certain temps, à chaque fois qu'un des singes faisait mine de vouloir grimper sur l'escabeau, les autres le frappaient (par crainte de prendre une douche glacée). Bien entendu, au bout de quelque temps, aucun des singes ne se risqua plus à grimper sur l'escabeau malgré la tentation.
Les chercheurs décidèrent alors de remplacer un des singes.
La première chose que fit le nouveau fut de vouloir monter sur l'escabeau. Aussitôt, les autres se mirent en devoir de le frapper. Quelques raclées plus tard, le nouveau membre de la communauté avait appris à ne plus grimper sur l'escabeau, sans même connaître la raison de cette interdiction.
Un deuxième singe fut remplacé et subit le même sort que le premier. Celui-ci se joignit aux autres pour le battre dès qu'il tentait de grimper sur l'escabeau.
Un troisième singe fut échangé et le processus se répéta. Le quatrième puis le cinquième singe furent échangés, chacun à leur tour et à des intervalles adéquats. Ils subirent le même sort à chaque fois qu'ils tentèrent de grimper sur l'escabeau.
Le groupe de cinq singes résultant de l'expérience, bien que n'ayant jamais reçu de douche froide, continua à frapper tout nouvel arrivant qui tentait de monter sur l'escabeau.
S'il était possible de parler avec ces singes et de leur demander pourquoi ils frappent ceux qui tentent de monter sur l'escabeau, je parie que leur réponse serait : « Je ne sais pas, mais ici c'est comme ça. »
Ce comportement ne vous semble-t-il pas familier ?

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02 août 2009

Le gland et la citrouille une histoire de Nasrudin

Un soir, étendu sur un grand chêne, Nasrudin philosophe :
- dans quel monde étrange nous vivons! Que la nature est mal faite! Tout marche à l'envers. Tiens, par exemple, pourquoi ce chêne énorme porte t'il ces minuscules glands pendant de façon ridicule alors que la magnifique citrouille se traîne lamentablement à terre comme une tortue? À ce moment-là, il reçoit un gland sur la tête.
- Allah est grand! dit-il.

Cette histoire me fait penser à mon père qui nous faisait remarquer combien nous étions chanceux que les vaches ne volent pas!

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01 août 2009

La pièce d'or, une histoire de Nasrudin

Un jeune homme impétueux vint voir le Mullah Nasrudin tandis que celui-ci récurait les sabots de son âne. - Mullah lui dit ce dernier, voudrais-tu gagner de l'argent ?

- Non, répondit le Mullah sans même le regarder.

Le jeune homme, visiblement contrarié, s'approcha du Mullah.

- Mullah, je suis prêt à te donner cette pièce d'or si tu réponds à une question ?

Le Mullah se redressa en frétillant.

- Par Allah, certainement car j'aime les questions !

- Il s'agit d'une question que je me pose et aucune réponse que l'on m'a donnée ne me convient.

- Pose ta question, fit le Mullah.

- Qu'est-ce que la Voie ?

Le Mullah prit la pièce et dit :

- Voilà ma réponse : regarde.

Nasrudin lança la pièce dans un étang proche empli de vase. La pièce brillante fut rapidement enfouie sous la vase et devenue invisible.

- Mais tu es fou Mullah ! Cette pièce valait beaucoup d'argent !

- Peut-être, mais ma réponse valait largement le prix que tu as payé !

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31 juillet 2009

Le philosophe, une histoire de Nasrudin

Un philosophe qui voulait discuter avait pris rendez-vous avec Nasrudin. Il se rendit chez lui et ne trouva personne. Furieux, il se saisit d'un morceau de craie et écrivit sur la porte de Nasrudin :
"Idiot stupide".
Dès qu'il fut de retour et qu'il lut ces mots, le Mulla se précipita chez le philosophe :
- J'avais oublié, lui dit-il, que vous deviez me rendre visite. Et je vous prie de m'excuser pour mon absence. Naturellement, je me suis tout de suite souvenu du rendez-vous quand j'ai vu que vous aviez laissé votre nom sur la porte !

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30 juillet 2009

Le boiteux et l'écharde, une histoire de Nasrudin

Un boiteux était venu voir le Mullah Nasrudin. Il lui demanda :
- Mullah, pourrais-tu faire quelque chose pour que je ne boite plus ?
- Je ne suis pas médecin, s'exclama Nasrudin.
- Mais j'ai déjà vu tous les médecins, dit le boiteux.
- Et que t'ont-ils dit ? demanda Nasrudin.
- Ils ne cessent de me dire que je n'ai rien et qu'il n'y a aucune raison que je boite.
Nasrudin prit sa longue barbe dans sa main et parut réfléchir.
- Boite un peu pour voir.
Le boiteux boita.
- Fais voir ton pied.
Le boiteux ôta sa chaussure. Fichée dans le gros orteil, Nasrudin découvrit une énorme écharde.
- Tu as une écharde dans le pied ! Il est normal que tu boites.
- Comment peux-tu savoir ? Tu n'es pas médecin. Ce n'est pas une écharde ! C'est mon pied ! Il est comme cela depuis des années !
Nasrudin s'exclama :
- Par Allah, tu as raison ! Je vois une autre écharde, bien plus grosse celle-là et qui est la raison de ton boitement. Mais elle est dans ta tête !

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16 juin 2009

apprendre à aimer ce qu'on a

Le berger aime tous les temps

Le voyageur :"Quel temps allons-nous avoir aujourd'hui ?"

Le berger :"La sorte de temps que j'aime bien."

Le voyageur :"Comment savez-vous que ce sera la sorte de temps que vous aimez bien ?"

Le berger :"Je me suis rendu compte, monsieur, que je ne peux pas toujours obtenir ce que j'aime, alors, j'ai appris à aimer ce qui m'est donné. C'est pourquoi je suis parfaitement sûr que nous allons avoir la sorte de temps que j'aime bien".

Bonheur et malheur résident dans la manière dont nous prenons les choses, non dans la nature même de ces choses.

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