06 décembre 2009
pattes d'araignée
Pattes d’araignée
Au milieu de la cuisine
Le chat fait la sieste
26 novembre 2009
citations chats
Après l'épisode d'hier, voici quelques citations pour se réconcilier avec les chats:
(Apparemment, ces auteurs ne connaissent pas le chat de Simon...)
Les chats sont là pour nous apprendre que sur terre tout n'a pas son utilité.
Garrison Keillor
Petit à petit, les chats deviennent l'âme de la maison.
Jean Cocteau
De tous les animaux, seul le chat atteint une vie contemplative.
Andrew Lang
Si vous êtes digne de son affection, un chat deviendra votre ami mais jamais votre esclave.
Théophile Gautier
J'ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure.
Hippolyte Taine
25 novembre 2009
le chat de Simon et la mouche
le chat de Simon fait à nouveau des siennes...
10 juillet 2009
sous les crocs du chat
Ouvrant son bec jaune
Un malheureux oisillon
Sous les crocs du chat
05 juillet 2009
le chat de Simon veut rentrer
L'an dernier, je vous avais mis une petite vidéo du chat de Simon intitulée "TV dinner"; aujourd'hui, le chat voudrait rentrer: toujours aussi impayable! (voir précédent)
08 juin 2009
chaton à l'attaque
Chaton à l’attaque
Queue gonflée sauts de côté
Défiant le bouchon
04 avril 2009
derrière la vitre
Derrière la vitre
L’oiseau pépie sur sa branche
Les clacs clacs du chat
02 mars 2009
tanka du prédateur pour les impromptus littéraires
Voici un tanka pour les Impromptus Littéraires; le thème en est "le retour du (ou des) prédateur(s)" qu'il fallait placer dans le texte:
Quelques gazouillis
Dans le jardin printanier,
Le chat sur le seuil ;
«Petits oiseaux prenez garde
Au retour du prédateur ! »
25 février 2009
les chats de Jacques Sternberg
On s'était si souvent demandé, et depuis longtemps, à quoi les chats pouvaient bien penser.
Tapis au plus profond de leur solitude, enroulés autour de leur chaleur, comme rejetés dans une autre dimension, distants, méprisants, ils avaient l'air de penser, certes.
Mais à quoi ?
Les hommes ne l'apprirent qu'assez tard. Au XXIe siècle seulement.
Au début de ce siècle, en effet, on constata avec quelque étonnement que plus aucun chat ne miaulait. Les chats s'étaient tus. On n'en fit pas un drame. En fin de compte, les chats n'avaient jamais été tellement bavards : sans doute ne trouvaient-ils vraiment plus rien à dire à présent.
Puis, plus tard, on releva un autre fait.
Plus singulier celui-là beaucoup plus singulier : les chats ne mouraient plus.
Quelques-uns mouraient évidemment par accident, écrasés par un véhicule, le plus souvent; ou emportés en bas âge par quelque maladie purement pernicieuse. Mais les autres évitaient la mort, lui échappaient, comme si cette fatale échéance n'avait plus existé pour eux.
Cette énigme, personne ne la perça jamais.
Leur secret était simple, pourtant. Les chats depuis qu'ils vivaient sur terre, n'étaient jamais sortis de leur indolence native pour accomplir, comme les hommes, mille petits tours savants. Ils avaient toujours laissé les hommes s'occuper de leur sort, leur procurer la nourriture, le confort et la chaleur artificielle. Eux, libérés de tout, avaient toujours vécu dans une sorte d'hibernation idéale, bien dosée, parfaitement mise au point, ne songeant qu'à mieux se concentrer, douillettement lovés dans leur bien-être.
Les chats avaient eu beaucoup de temps pour penser. Ils avaient beaucoup pensé.
Mais alors que les hommes pensaient à tort et à travers, au superflu de préférence, les chats, eux, n'avaient pensé qu'à l'essentiel, sans cesse, sans se laisser distraire. Ils n'avaient médité, inlassablement, au cours des siècles, qu'un seul problème.
Et à force d'y penser, ils l'avaient résolu.
Jacques Sternberg, publié en 1974 dans « Contes glacés »
Marabout, épuisé.
17 janvier 2009
chatte blanche de Charles Cros
Chatte blanche, chatte sans tache,
Je te demande, dans ces vers,
Quel secret dort dans tes yeux verts,
Quel sarcasme sous ta moustache.
Tu nous lorgnes, pensant tout bas
Que nos fronts pâles, que nos lèvres
Déteintes en de folles fièvres,
Que nos yeux creux ne valent pas
Ton museau que ton nez termine
Rose comme un bouton de sein
Tes oreilles dont le dessin
Couronne fièrement ta mine.
Pourquoi cette sérénité ?
Aurais-tu la clé des problèmes
Qui nous font frissonnants et blêmes,
Passer le printemps et l'été ?
Devant la mort qui nous menace,
Chats et gens, ton flair, plus subtil
Que notre savoir, te dit-il
Où va la beauté qui s'efface ?
Où va la pensée, où s'en vont
Les défuntes splendeurs charnelles ?
Chatte, détourne tes prunelles,
J'y trouve trop de noir au fond.
Charles Cros (Le coffret de santal 1873)











