19 février 2008
haïku demi-lune d'hiver
A peine esquissée
Demi-lune au ciel d’hiver
Une heure au clocher
18 février 2008
haïkus la neige a fondu
La neige a fondu
Et voilà les champs grillés
Pleins de taupinières
*
Coteaux couleur d’ocre
Après la fonte des neiges
Ruisseau bondissant
*
Sur le talus jaune
Une harde de chamois
Calme et vigilante
16 février 2008
haïkus hiver qui dure
Cet hiver qui dure
Ce blanc, ce blanc et ce vent
Et tous ces corbeaux !
*
Piquets de pâture
Soulignant les courbes blanches
Des champs vallonnés
*
Prenant des photos
Au bord du ruisseau glacé
Attraper l’onglée
06 février 2008
haïkus toujours frisquet
La lune laiteuse
Cligne dans les branches nues-
Allongeant le pas
*
Un bruit de poubelle
Cahotant sur le trottoir—
Au chaud sous la couette…
30 janvier 2008
haïkus hiver et frémissement
Encore gratter
Le pare-brise givré-
Et tous ces bourgeons…
*
Deux touches de jaune:
Une fleur, le bec d’un merle
Dans l’arbuste nu
*
Quelques pointes vertes
Emergent au jardinet
Pourtant qu’il fait froid!
26 janvier 2008
nouveaux haïkus... de gel
Ce matin de gel
Linge roidi sur le fil
Attend le soleil
*
Les arbres blanchis
Le pare-brise étoilé
Sous un pur ciel bleu
*
Dans la vitre en face
Le soleil prend des couleurs
Lune blanche et froide
15 janvier 2008
haïkus: l'hiver s'adoucit
Un vieux blues râpeux
Dans le fond de la nuit blanche—
La neige fondante…
Soleil de midi
Dans un doux frou-frou la neige
Tombe des sapins
Sur le petit pont
Craquèlements et murmures:
Réveil du ruisseau
12 janvier 2008
haïkus oiseaux d' hiver
Un cincle plongeur
Au bord du ruisseau glacé
Sous un ciel de bronze
*
Mille corbeaux noirs
Ornent les marronniers nus
Au jour déclinant
04 janvier 2008
haïkus hiver réconfort
Tout contre le poêle
la minette fait sa sieste-
le feu siffle et gronde
Généreuse ardeur-
vigueur de l'arbre dans l'âtre
qui souffle et qui pète
Une tasse chaude
son parfum si délicat
au coeur de l'hiver
02 janvier 2008
quelques haïkus...de froid
Bonnet enfoncé
longeant la crête en raquettes
joues et nez rosis
A l'aube givrée
même les fils barbelés
sont vêtus de ouate
Dans la cour gelée
un petit moineau sautille
cherchant quelques miettes








