04 novembre 2009
haïkus d'automne de Natsume Soseki
Demandez au vent
Quelle feuille tombera
La première.
Je l'ai mis en terre
Là où le vent d'automne
N'atteindra pas son oreille.
Vent d'automne colore les feuilles
Est-ce lui qui a posé sur ma tête
Le premier cheveu blanc.
Natsume Soseki (1867-1916)
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03 novembre 2009
haïkus d'automne Bashô
Les herbes se couvrent
d'automne
Je m'assieds
Sur une branche morte
Repose un corbeau :
Soir d'automne !
Une rafale de vent
puis les feuilles
se reposent
Ce chemin
personne ne le prend
que le couchant d'automne
Matsuo Bashô (1644-1694)
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-haïkus d'automne d'anciens haïkistes japonais
22 août 2009
haïkus anciens nuit et lune
Merci à Keisakou qui, en résonance avec ma présentation d'oeuvres ayant trait à la lune, m'a proposé en commentaires de superbes haïkus de nuit et de lune ; les voici regroupés :
Toute la nuit
sous la lune ronde
à faire le tour de l'étang
Bashô
Fût-ce en mille éclats
elle est toujours là-
la lune dans l'eau!
Ueda Chôshu
Elle a couché l'enfant
elle lave à présent le linge -
la lune d'été
Issa
Tout le monde dort
Rien entre
La lune et moi
Seifujo
Minuit profond
la Rivière du ciel
a changé de place
Ransetsu
Lune d'été-
de l'autre côté de la rivière
qui est-ce?
Chora
Glaçant mon ventre
les rames frappent la vague
nuit de larmes
Bashô
En voici encore quelques uns:
Aux admirateurs de lune
les nuages parfois
offrent une pause
Bashô (1644-1694)
le voleur
a tout pris sauf
la lune à la fenêtre
Ryokan (1758-1831)
Lune solitaire
Abandonnée à la nuit
Qui donc vous regarde
Sôseki (1867-1916)
Seul regardant
la lune qui s'enfonce
derrière les montagnes
Santoka (1882-1940)
08 août 2009
haïkus d'été de maîtres haïkistes
Silence–
le cri des cigales
taraude les roches
Matsuo Bashô (1644-1694)
Touchée par la ligne
De la canne à pêche
La lune d'été
Chiyo-ni (1703-1775)
Des multitudes de moustiques
s'en vont chargés de sang.
Zazen.
Taïgi (1709-1771)
Une nuit d'été
pour compter toutes mes puces-
veillant jusqu'à l'aube.
Ryokan (1757-1831)
Une houe laissée là
personne en vue–
la chaleur !
Masaoka Shiki (1867-1902)
Sur le gazon
languissamment retombe
la brume de chaleur
Natsume Sôseki (1867-1916)
Une libellule
Posée sur mon chapeau en bambou,
Je marche
Santoka (1882-1940)
07 août 2009
haïkus d'été Issa
la flopée de mouches
échappe à ses claques
ah ! cette main ridée
*
C'est vrai ! Même
chez les insectes,
il y a des bons et des mauvais chanteurs
*
A l'ombre d'un pin
m'est une simple natte de paille
résidence d'été
*
Au plus charnu de mes fesses
les traces
de la natte si fraîche
*
Ils se font démons
ils se font aussi bouddhas
les nuages d'été
*
Je m’assoupis
un nuage de canicule
sur les genoux
*
Pas après pas
dans les montagnes d’été--
soudain la mer !
*
Vivants
tout simplement--
moi et le coquelicot !
Issa (1763-1827)
30 mai 2009
pluie printanière chez les maîtres haïkistes
Dans les pluies de mai
Les pattes de cette grue
Se sont raccourcies.
Bashô (1644-1694)
Pluie de printemps
un parapluie et un manteau de paille
passent ensemble en courant
Yosa Buson (1716-1783)
Averse de printemps
l’un contre l’autre ils vont
un parapluie pour deux
Sôseki (1867-1916)
18 mars 2009
maîtres haïkus de printemps
La cueillir quel dommage !
la laisser quel dommage !
Ah ! cette violette
Naojo
Dans l'eau que je puise
scintille le début
du printemps
Ringaï
j'ouvre la fenêtre
la fenêtre pleine
de printemps
Santoka
Ah ! pure merveille
feuille verte feuille naissante
au soleil qui brille
Bashô
Premier printemps-
la pluie perle
sur les branches encore nues
Kyoshi
Matin de printemps-
mon ombre aussi
déborde de vie !
Issa
03 janvier 2009
haïkus d'hiver: Buson
le vent d'hiver
les rochers déchirent
le bruit de l'eau
*
lune froide
le gravier crisse
sous la chaussure
*
hiver désolé
Noir de corbeau
Neige d’aigrette
*
La tempête d'hiver
Envoie les graviers faire sonner
la cloche
*
Pluie d'hiver
Une souris passe
sur le koto
*
Avec mon chicot
je mords le pinceau gelé
dans la nuit
BUSON (1716-1783)
16 novembre 2008
Haïkus d'automne
dans le jardin
le parfum des chrysanthèmes
et une semelle usée
Bashô (1644-1694)
au fond de l'eau
reposent sur la roche
les feuilles mortes
Jôsô (1661-1704)
le vent d'automne
résonne dans la montagne ~
le timbre d'une cloche
Chyio ni (1703-1775)
champ en automne ~
certaines herbes fleurissent
d'autres non
Chyio ni (1703-1775)
l'automne est bien là
ce qui me le fit comprendre
c'est l'éternuement
Buson (1716-1783)
Dans ma solitude
ma canne laissée quelque part
un soir d'automne
Buson (1716-1783)
Dessous quelle étoile
peut se trouver ma maison
au vent de l'automne
Issa (1763-1828)
Tôt ce matin,
est tombée sans faire de bruit
une feuille de paulownia
Issa (1763-1828)
ce bruit de pas
foulant les feuilles mortes
je reconnais
Santoka (1882-1904)
J'ai balayé les feuilles mortes
ceux qui passent
ne se rendent compte de rien
Hôsai (1885-1926)
01 juillet 2008
haïkus été Buson
dans la brise du soir
sur les pattes du héron bleu
le clapotis de l'eau
*
la rivière d'été
passée à gué, quel bonheur
sandales à la main
*
Sous la pluie d'été
il est devenu invisible
ce petit sentier !
*
Nuit d'insomnie
Quittant ma pauvre hutte
Lune d'été
*
D'une pivoine
Deux ou trois pétales
L'un sur l'autre
*
Etendu
Dans la barque échouée
Quelle chaleur
Yosa Buson (1716 - 1764)











