le blog éclectique de mimi

blog reflétant mon intérêt pour la nature, l'art, la réflexion personnelle, mon regard sur le monde et la vie à travers haïkus, poésie, photos de paysages, parfois insolites, citations, petites histoires, contes, mots, arts visuels, musique, humour...

30 novembre 2008

freerice lutte contre la famine

Faire d'une pierre deux coups: améliorer son anglais tout en aidant l'unicef "united nations world food program" (wfp) dans sa lutte contre la famine dans le monde!
Il suffit de trouver les synonymes des mots proposés, et à chaque bonne réponse, on gagne des grains de riz (20 par bonne réponse).
Alors, même si ça peut paraître dérisoire et que c'est rageant de constater qu'il faut en passer par là alors que certains se gobergent sans aucune vergogne , allez donc sur le site nommé free rice:
http://www.freerice.com/

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29 novembre 2008

egschiglen, groupe mongol

Une musique surprenante et des paysages envoûtants

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28 novembre 2008

haïkus rides d'automne

Rides sur l’étang
Le jardin perd son éclat
L’automne vieillit…

*

Deux pommes ridées
Oubliées dans un panier
En ce vieil automne

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haïku lune vive

En ce frais automne
La lune juste avant l’aube
Encore plus vive

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27 novembre 2008

histoire de partage

Le partage bien fait


Il y avait une fois un très vieux curé si saint homme qu'il savait se mettre toujours un peu au-dessus des choses et n'était entrepris sur rien.
Une fois le cas semblait embarrassant : deux frères avaient à partager les biens du père, ils n'arrivaient pas à s'entendre; et voisins, prud'hommes, juges, personne ne trouvait un arrangement.
Ils viennent ensemble s'en remettre au curé.
Ils lui exposent l'affaire. Lui se passe la main sur la figure, puis :
"Que l'aîné fasse les parts, dit-il, et le cadet choisira le premier."

Cela parut si bien trouvé qu'on le fit courir partout, et de ce jugement on a fait un usage.

Henry Pourrat :"Le trésor des contes : Les fous et les sages"

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26 novembre 2008

le vent d'Emile Verhaeren

Le vent

Sur la bruyère longue infiniment,
Voici le vent cornant Novembre ;
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds, battant les bourgs ;
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Aux puits des fermes,
Les seaux de fer et les poulies
Grincent ;
Aux citernes des fermes.
Les seaux et les poulies
Grincent et crient
Toute la mort, dans leurs mélancolies.

Le vent rafle, le long de l'eau,
Les feuilles mortes des bouleaux,
Le vent sauvage de Novembre ;
Le vent mord, dans les branches,
Des nids d'oiseaux ;
Le vent râpe du fer
Et peigne, au loin, les avalanches,
Rageusement du vieil hiver,
Rageusement, le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Dans les étables lamentables,
Les lucarnes rapiécées
Ballottent leurs loques falotes
De vitres et de papier.
- Le vent sauvage de Novembre ! -
Sur sa butte de gazon bistre,
De bas en haut, à travers airs,
De haut en bas, à coups d'éclairs,
Le moulin noir fauche, sinistre,
Le moulin noir fauche le vent,
Le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Les vieux chaumes, à cropetons,
Autour de leurs clochers d'église.
Sont ébranlés sur leurs bâtons ;
Les vieux chaumes et leurs auvents
Claquent au vent,
Au vent sauvage de Novembre.
Les croix du cimetière étroit,
Les bras des morts que sont ces croix,
Tombent, comme un grand vol,
Rabattu noir, contre le sol.

Le vent sauvage de Novembre,
Le vent,
L'avez-vous rencontré le vent,
Au carrefour des trois cents routes,
Criant de froid, soufflant d'ahan,
L'avez-vous rencontré le vent,
Celui des peurs et des déroutes ;
L'avez-vous vu, cette nuit-là,
Quand il jeta la lune à bas,
Et que, n'en pouvant plus,
Tous les villages vermoulus
Criaient, comme des bêtes,
Sous la tempête ?

Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent hurlant,
Voici le vent cornant Novembre.

Emile Verhaeren

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25 novembre 2008

fleur sèche de Olga Seem

L'un des "Duality" de Olga Seem (clic)
duality08_olga_seem

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24 novembre 2008

qu'est-ce qu'une apocope?

APOCOPE (nom fém., de apokoptein, retrancher).

L’apocope est le retranchement d’une lettre ou d’une syllabe à la fin d’un mot.

Certaines ne sont plus perçues comme telles et le terme qui leur a donné naissance n'est souvent plus guère utilisé :

-auto : automobile ;
-ciné, cinéma : cinématographe ;
-métro : métropolitain
-pneu : pneumatique
-radio : radiodiffusion, radiographie, radiophonie, radiométrie ;
-taxi : taximètre ;
-vélo : vélocipède.

Exemples d’apocopes populaires : accro (accroché), ado (adolescent), bénèf (bénéfice), bide (bidon), bon app' (bon appétit), came (camelote), champ' (champagne), écolo (écologiste), mob (mobylette), occase (occasion), pro (professionnel) , p'tit déj' (petit déjeuner), rata (ratatouille), télé (télévision)

La partie apocopée est agglutinée parfois dans des mots comme : aprèm' (après-midi), beauf' (beau-frère), raduc(ras du cul), surgé (surveillant général).

Le mot apocopé peut être redoublé : deux-chevaux donne deuche d'où deudeuche ; la fête à Neuilly donne la fête à Neuneuille, d'où la fête à Neuneu ; coco (cocaïne), jojo (joli).

L’apocope est beaucoup utilisée sur les
prénoms : Fred (Frédéric), Jo (Joseph), Gus (Gustave), Alex (Alexandre), Nico (Nicolas)… Ces formes peuvent se combiner à une resuffixation : Fredo, Michou. Elles sont souvent géminées : Loulou, Mimi, Momo, Jojo.  Cela peut amener des ambiguïtés : Momo est Maurice et Monique, Fred est Frédéric et Alfred par apocope ou par aphérèse( contraire de l’apocope, c’est le début du mot qui est tronqué).

  patd’èf (patte d’éléphant) : là, il y a agglutination, apocope et aphérèse.

Puisqu’il est question d’aphérèse, en voici quelques exemples :
-bus : autobus
-car : autocar
-ricain : américain
-toon : cartoon

Et pour terminer une citation d’Alphonse Allais prônant l’apocope :

« La plupart des mots français s'affublent d'oiseuses terminaisons, qui les rendent interminables.
La terminaison en ation, par exemple.
N'hésitons pas une seconde à la supprimer brutalement.
Ne disons plus une consommation, mais une consomme.
(On ne se gêne pas, d'ailleurs, pour le dire.)
Ne disons plus exportation, déportation, mais export, déport. (Ne dit-on pas déjà transport, etc. ?)
Ne disons plus transformation, mais transforme. (Ne dit-on pas déjà forme, réforme, etc. ?)
Ne disons plus prévarication, complication, mais prévarique, complique. (Ne dit-on pas déjà supplique, applique, etc. ?) »  

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21 novembre 2008

l'automne avance

Gros nuages gris
Les derniers rayons éclairent
Les cimes d’automne

*

Le trottoir tout jaune
sous les arbres dégarnis
Collant aux chaussures

*

Les nids apparaissent
Dans les arbres défeuillés-
Amours envolés


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20 novembre 2008

desiderata de Max Ehrmann

DESIDERATA

Va paisiblement ton chemin à travers le bruit et la hâte, et souviens toi que le silence est paix. Autant que faire se peut et sans courber la tête, sois ami avec tes semblables.
Exprime ta vérité calmement et clairement.
Écoute les autres, même les plus ennuyeux ou les plus ignorants, eux aussi ont quelque chose à dire.
Fuis l'homme à la voix haute et autoritaire, il pèche contre l'esprit.
Ne te compare pas aux autres par crainte de devenir vain ou amer, car toujours, tu trouveras meilleur ou pire que toi.
Jouis de tes succès mais aussi de tes plans.
Aime ton travail aussi humble soit-il, car c'est un bien réel dans un monde incertain.
Sois sage en affaires, car le monde est trompeur. Mais n'ignore pas non plus que vertu il y a, que beaucoup d'hommes poursuivent un idéal et que l'héroïsme n'est pas chose si rare.
Sois toi-même et, surtout, ne feins pas l'amitié. N'aborde pas non plus l'amour avec cynisme, car, malgré les vicissitudes et les désenchantements, il est aussi vivace que l'herbe que tu foules.
Incline-toi devant l'inévitable passage des ans, laissant sans regret la jeunesse et ses plaisirs. Sache que, pour être fort, tu dois te préparer, mais ne succombe pas aux craintes chimériques qu'engendrent souvent fatigue et solitude. Par-delà une sage discipline, sois bon avec toi-même.
Tu es bien fils de l'univers, tout comme les arbres et les étoiles. Tu y as ta place. Quoi que tu en penses, il est clair que l'univers continue sa marche comme il se doit.
Sois donc en paix avec Dieu, quel qu'il puisse être pour toi.
Et, quelles que soient ta tâche et tes aspirations, dans le bruit et la confusion de la vie, garde ton âme en paix.
Malgré les vilenies, les labeurs, les rêves déçus, la vie a encore sa beauté.
Sois prudent. Essaie d'être heureux !

Max Ehrmann 1927

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