le blog éclectique de mimi

blog reflétant mon intérêt pour la nature, l'art, la réflexion personnelle, mon regard sur le monde et la vie à travers haïkus, poésie, photos de paysages, parfois insolites, citations, petites histoires, contes, mots, arts visuels, musique, humour...

23 mai 2008

impromptus littéraires: un nouveau départ

Ecrit pour les "impromptus littéraires"; consigne, un acrostiche composant: "un nouveau départ"

Un jour c’est sûr je partirai…
Ne dis donc pas tant de bêtises !

Non je te jure c’est décidé…
Oh, ça y est madame a sa crise !
Un éclair de lucidité…
Viens donc siroter un gin fizz !
Eh là je te vois arriver…
Alors qu’est-ce qui te défrise ?
Un grand désir de liberté…

Dis donc vraiment tu me les brises !
Et bien c’est pourquoi je m’en vais !
Parbleu ton humeur est bien grise…
Ah non ! Un souffle de gaieté !
Reste, c’est juste une méprise…
Tu ne comprends pas ? J’ai changé !

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22 mai 2008

haïkus colza

La pluie sans arrêt-
Derrière un bosquet l’éclat
Du champ de colza

*

Des plants de colza
Disséminés çà et là
Au hasard du vent

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21 mai 2008

haïkus chat et limace

La pluie tombe à seaux
Une limace s’étire
Le chat sur le seuil

*

Le chat examine
La limace sur le mur ;
Le ciel s’élargit

*

Au fond du jardin

Une limace tigrée

Intrigue le chat

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20 mai 2008

Edward Hopper

Edward Hopper (1882-1967) est le peintre de la réalité et de la mythologie américaines, mais il est aussi le peintre de la nostalgie, de la solitude et de l’introspection.
Dans ses œuvres, ses personnages
sont le plus souvent esseulés et mélancoliques ; ils se montrent fuyants, vulnérables, dans l’impossibilité de communiquer, en attente…
L’artiste aime à peindre les lieux publics (restaurants, théâtres, bureaux...aux atmosphères souvent blafardes), les routes et les trains, où les êtres et les choses semblent toujours à l’abandon ; la composition géométrique simple, l’économie de moyens et le sentiment de solitude qui caractérisent ses toiles leur donnent une grande profondeur et une dimension symbolique.

27automat
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19 mai 2008

citations solitude

Il croyait que c'était à la solitude qu'il tentait d'échapper, et non à lui-même.

William Faulkner

La solitude vivifie ; l'isolement tue.

Joseph Roux

Rien ne peut être fait sans la solitude.

Pablo Picasso

Dès que la moindre parcelle de sagesse est entrée dans l'esprit d'un homme il aspire à la solitude.

Alexandra David-Neel

La solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.

Khalil Gibran

Si tu chantes la beauté, même dans la solitude du désert, tu trouveras une oreille attentive.

Khalil Gibran

Être adulte, c'est être seul.

Jean Rostand
 

C'est cela que je suis: solitude et solidarité.

Panaït Istrati

Deux biens sont pour nous aussi précieux que l'eau ou la lumière pour les arbres: la solitude et les échanges.

Christian Bobin

Etrange voyage dans la brume!-O vie où nous sommes perdus. -Où nul jamais ne connaît l'autre, -Où tout est solitude.

Hermann Hesse

autre citation de Khalil Gibran, extraite du Prohète sur le mariage:
...Que chacun de vous emplisse la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à la même coupe.
Et que chacun donne à l'autre de son pain, mais ne mangez pas du même pain.
Chantez et dansez ensemble et réjouissez-vous, mais que chacun de vous soit seul.
De même que sont isolées les cordes du luth alors qu'elles vibrent du même air.

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citation Théodore Monod

Le désert est-il synonyme de paix ?

Il n’y a rien qui puisse être synonyme de paix dans la nature ! La nature n’est pas une idylle. C’est atroce le spectacle de la nature !... La souffrance des animaux sauvages est incroyable. Ils sont constamment menacés par des prédateurs. Il y a des prédateurs partout : des serpents, des carnassiers, etc., qui n’hésitent pas à leur tomber dessus pour les dévorer. La nature n’incite pas à l’optimisme…

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un désirant découvrir le désert ?

C’est quand même un milieu à recommander, quel que soit le motif intérieur qu’on puisse avoir. Mais il y en a d’autres ! On parle toujours du désert, mais la haute montagne c’est pas mal non plus… La haute mer également ; et la banquise, c’est pas mal la banquise ! C’est vrai que le désert a quelque chose de très particulier, mais il n’est pas le seul type de milieu qui mérite d’être découvert. Dans le désert, la plus grande chose est le silence. Là, c’est parfait…il n’y a pas de bruit !

Ce silence du désert est-il très profond, très prenant ?

Ah oui. On s’aperçoit qu’on n’est pas le centre du monde. La vie au désert est très salutaire pour apprendre l’humilité. On découvre que l’on est une quantité négligeable à la surface de cette région et qu’on est là pour obéir et non pour commander.

Théodore Monod interrogé par Marie de Solemne dans « la grâce de solitude » Albin Michel » coll. « Espaces libres »

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18 mai 2008

musique irlandaise: les Chieftains

Les Chieftains sont un groupe de musique irlandais fondé en 1962

Ils ont enregistré de nombreux albums de musique traditionnelle tant instrumentale que chantée. Au delà des rythmes de danses, ils vont s'inspirer de compositeurs anciens comme Turlough O'Carolan, et produire une musique variée, d'une sonorité particulière. Leur répertoire est varié et s'étend de la chanson de pub à l'œuvre symphonique composée pour le cinéma.

C’est en 1975 que le groupe décolle et devient professionnel, en signant la bande originale de Barry Lyndon, film de Stanley Kubrick.

Ils n'hésitent pas à enrichir leur musique par des apports de différentes cultures, ainsi qu'un nombre important de collaborations avec des musiciens ou chanteurs célèbres de toutes origines musicales (Sting, les Rolling Stones, Sinead O’Connor, Tom Jones, Marianne Faithfull, Elvis Costello, Van Morrison, The Corrs...)

Les Chieftains sont une référence incontournable dans le monde de la musique traditionnelle irlandaise ; même s'ils ne sont pas les musiciens irlandais les plus connus, ils sont certainement les plus importants ambassadeurs de cette culture à travers le monde.

chieftains

free music

1.Carolan's concerto
2.Country blues
3.Foggy dew
4.Love is teasing (feat. Marianne Faithfull)
5.The rocky road to Dublin

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17 mai 2008

impromptus littéraires: l'ami nage

écrit pour les impromptus littéraires; sujet: décalage horaire
une forme bien classique pour un sujet encore...décalé...

L’ami nage

Encore enveloppé par les vapeurs d’alcool
Tête en compteur à gaz et bouche cartonneuse
Il ouvrit ses paupières penchées vers le sol
Le coeur au bord des lèvres et l’humeur chatouilleuse

Naquit d’un fond de brume une pensée affreuse
Qui lentement émergea et prit son envol
Lui soufflant au visage de sa voix rageuse:
«Debout et au travail» comme du vitriol

Il s’assit brusquement tout à fait incrédule
Et puis il se leva tel un vrai somnambule
Apeuré par ses joues face au miroir si blanches

Fébrilement avalées deux ou trois pilules
Dans son cerveau s’animèrent quelques cellules:
«Tu peux te recoucher aujourd’hui c’est dimanche!»


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main humain humour

Ecrit pour la petite fabrique d'écriture; consigne: s'inspirer de ce tableau de Joëlle Chen:

joelle_chen
Je me la suis jouée un peu décalée...

Main, humain, humour

L’humain aime à se rengorger
De toute sa hauteur
En se lançant des fleurs!

Spécifique à l’humanité
-Dit-il avec erreur-
Et faisant sa grandeur

Sa main l’a aidé à penser
A permis ses lueurs
Et ses actes majeurs!

Cet organe est très achevé:
Utile aux travailleurs,
Artistes, bricoleurs,

A tous les tapeurs de claviers
Et aux bourreaux des cœurs
Mais pas aux footballeurs…

Chacun a entendu parler
De la main de ma sœur
Et son côté fouineur!

Voici l’originalité
Ce qui fait sa valeur:
Le pouce préhenseur…

Le singe en est aussi doté
Aux membres inférieurs:
Alors donc supérieur?

Les bonobos en société
Pieds et mains sans pudeur
Seraient-ils les meilleurs?

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16 mai 2008

Histoire du mexicain philosophe

Le mexicain et l'homme d'affaires

Au bord de l'eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, contenant plusieurs thons.

Un Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer. « Pas très longtemps », répond le Mexicain. «Mais alors, pourquoi n'êtes vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus»?  demande l'américain.

Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille. L'américain demande alors : «Mais que faites-vous le reste du temps» ? «Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J'ai une vie bien remplie» répond le mexicain.

L'américain l'interrompt : «J'ai un MBA de l'université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l'argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu'à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l'usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angelès, puis peut être New York, d'où vous dirigeriez toutes vos affaires».

Le Mexicain demande alors : «Combien de temps cela prendrait-il » ? «15 à 20 ans», répond le banquier. «Et après» ?  «Après, c'est là que ça devient intéressant», répond l'Américain en riant. «Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions».

«Des millions ? Mais après» ?

«Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme, et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis».

Posté par mamiclectik à 09:04 - des contes, histoires à réfléchir - Commentaires [2] - Permalien [#]
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