16 janvier 2008
Edward Weston: de la sensualité des poivrons...
Edward Weston (1886-1956) débute très jeune dans la photographie, d’abord comme portraitiste utilisant diverses techniques; il réalise pas mal de nus dans la tendance « flou artistique », puis il s’oriente vers une autre esthétique, « la photographie pure » qui prend entre autres la forme de coquillages, poivrons, racines, roches, légumes divers…Pour lui, il s’agit « de rendre la substance et la quintessence de la chose elle-même » et il préfère surprendre dans la nature des jeux de formes plutôt que de faire des arrangements artificiels ;c’est le travail de cette période qui le rendra célèbre.
poivron n°30 (1930)

coquillage (1927)

coquillages (1927)
surprenant chant diphonique
Le chant diphonique (en anglais Throat-Singing ou Overtone-Singing) est une technique de chant permettant de produire plusieurs sons à la fois et donc de faire du chant polyphonique. Un bourdon grave est produit avec la gorge tandis que des harmoniques aiguës sont produites simultanément par résonance.
Le style diphonique est principalement connu via les chants Mongols, et principalement de la province de Tuva (ou Touva), en fait malgré la grande popularité de ce style de chant dans cette région, le chant diphonique est pratiqué dans de nombreux endroits du globe. On peut en trouver, mis a part en Mongolie, au Tibet lors de récitations de Mantras par les moines bouddhistes des monastères de Gyutö et Gyüme, de rares traces ont été découvertes en Inde, au Rajasthan, en Afrique du Sud les femmes Xhosas utilisent cette technique pour certains de leurs chants et à Formose les Bunun sembleraient aussi pratiquer une forme de chant diphonique.
Extrait du site peuplesetmusiques.free où l’on trouve même la technique ! Pour ceux qui voudraient s’y essayer…
Impro chant diphonique (mongolie) Xoomei
envoyé par Fab_Music
15 janvier 2008
l'imparfait du subjonctif, tout un poème
Fallait-il que je vous visse ?
Fallait-il que vous me plussiez ?
Qu'ingénument je vous le disse ?
Qu'avec orgueil vous vous tussiez ?
Fallait-il que je vous suivisse
Afin que vous me chassassiez ?
Qu'à vos pieds je me misse
Et que vous me rebutassiez ?
Fallait-il que je m'enflammasse
Afin que vous me glaçassiez ?
Fallait-il que je vous aimasse
Et que vous me détestassiez ?
Que malgré tout je m'opiniâtrasse
Et que vous me désespérassiez ?
Et qu'avec indifférence
Vous m'assassinassiez ?
Trouvé au hasard du net...
j'ai découvert que c'était librement adapté de Alphonse Allais
haïkus: l'hiver s'adoucit
Un vieux blues râpeux
Dans le fond de la nuit blanche—
La neige fondante…
Soleil de midi
Dans un doux frou-frou la neige
Tombe des sapins
Sur le petit pont
Craquèlements et murmures:
Réveil du ruisseau
14 janvier 2008
photos dans la neige très épurées
Je trouve les photos de Michaël Kenna superbes dans l'atmosphère qu'elles dégagent; simplicité et profondeur semblent ses maîtres mots; il va à l'essentiel.

le monde mental selon Jacques Prévert
Il ne faut pas…
Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes
Parce que Messieurs quand on le laisse seul
Le monde mental Messssieurs
N’est pas du tout brillant
Et sitôt qu’il est seul
Travaille arbitrairement
S’érigeant pour soi-même
Et soi-disant généreusement en l’honneur des travailleurs du bâtiment
Un auto-monument
Répétons-le Messssssieurs
Quand on le laisse seul
Le monde mental
Ment
Monumentalement.
Jacques Prévert
13 janvier 2008
l'hiver se radoucit
la neige fondante

haïkistes (ou non) à vos plumes si le coeur vous en dit...
haïkus contemporains saison froide
Les voix des canards
ce soir au pays natal
quand les jours sont courts
Première gelée
La pie est venue manger
le gras du jambon
Finir en ermite
dans ces montagnes givrées
où crie le corbeau
Patrick Blanche
nuit de dégel-
le bonhomme de neige
est parti sans sa pipe
grands peupliers nus -
un vol de corbeaux s’abat
au creux des labours
Damien Gabriels
goutte à goutte
le clair de lune s'étire
au bout du glaçon
David Cobb (Angleterre)
d'où vient l'expression dès potron-minet
L’expression : « dès potron-minet » m’a toujours amusée avec son coté original et désuet, même si elle m’a fait un sale tour : je me souviens de l’avoir utilisée en famille étant enfant, certainement un peu par vanité : « voyez comme je suis savante ! » et évidemment je m’étais trompée, prononçant dès poltron- minet ; résultat : gros éclats de rire de l’assemblée et moi vexée, mon effet complètement raté, me répétant : « voilà ce que c’est que de vouloir faire sa maligne ! ».
Oui mais, potron qu’est ce que ça signifie ? D’après Pierre Jascarzec dans son livre : « le mot juste », potron est dérivé du mot latin posterio signifiant derrière, cul ; et pourquoi minet ? parce que les chats ont la réputation de se lever tôt. Dès potron-minet signifie donc : dès que le chat est levé et sort (montre son derrière), c'est à dire très tôt le matin.
« dès potron-jacquet » antérieur à «dès potron-minet » vient de jacquet : mot normand signifiant écureuil.
Dans les commentaires, l'expression "clouer le bec", sur demande de Diane.
12 janvier 2008
petite histoire pour éveiller la vigilance des foules...
LE PRINCIPE DE LA GRENOUILLE
"Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant.
L'eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue à monter jusqu 'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais avoir fait quelque chose pour s'extraire de la marmite.
Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite…
Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte ".
Olivier Clerc, écrivain et philosophe












