26 janvier 2008
photo insolite souche animal
En promenade dans le Haut-Doubs enneigé, j'ai été frappée par cette souche qui m'a fait penser à une bête blessée, presque ensevelie, hurlant sa douleur...
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25 janvier 2008
citation sur l'identité de l'homme
« Je suis le secret enfoui dans l’odeur d’herbe fraîchement coupée, dans le houououh du vent s’engouffrant dans le conduit de cheminée, dans les cent mille doigts de l’averse de neige, dans la nacre d’un matin de printemps, dans le message muet d’un alignement de marrons d’Inde, dans la déclivité de la plage et la danse des poux de sable ; je suis ce qui jadis vous rendit vivant, je fus l’instigateur de tous vos émerveillements, de tous vos étonnements, je suis l’unique raison pour laquelle quiconque, jamais, s’aima et aima, je suis le secret qui irrigua chacun de vos secrets d’enfant, je suis l’ange que tout enfant porte en filigrane et que vous avez tué. Je suis vous. »
Stephen Jourdain
Alain Bashung le noir lui va bien
Alain Bashung rame depuis le milieu des années 60 lorsqu’il rencontre enfin le succès avec son titre ‘Gaby oh Gaby’ en 1980; les années passant, il confirme son talent et affine sa création tout en poursuivant une carrière d’acteur et se préservant du milieu du show biz; il sera récompensé par plusieurs victoires de la musique (1999), et il continue pour notre plus grand plaisir sur son chemin singulier.
La nuit je mens
Paroles: Bashung-Fauque "Fantaisie Militaire"
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour
J'ai fait le mort
T'étais pas née
A la station balnéaire
Tu t'es pas fait prier
J'étais gant de crin, geyser
Pour un peu, je trempais
Histoire d'eau
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes
Des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho.
J'ai fait la saison
Dans cette boite crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
D'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J'ai dans les bottes
Des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho.
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour
J'ai fait le mort
T'étais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho.
La nuit je mens...
24 janvier 2008
haïkus de J.Claude Touzeil
J'adore sa touche d'humour!
Sous le maquillage
Le clown blanc a le nez rouge
Il boit dans sa loge
*
La contorsionniste
Connaît chaque position
Du Kâma-sûtra
*
Le soir les menhirs
Se racontent des histoires
À dormir debout
*
Priez pour ma pomme
Pauvre pêcheur un peu bègue
Et toujours bredouille
*
Prolo à vélo
Échappé d'une photo
De Robert Doisneau
loi de Murphy ou loi de la tartine beurrée
Qui ne connaît la loi de Murphy, ou tout du moins, qui ne l’a jamais expérimentée ?
La définition :
« S’il y a plus d’une façon de faire quelque chose, et que l’une d’elles conduit à un désastre, alors il y aura quelqu’un pour le faire de cette façon. »
L'un de ses corollaires les plus connus, la loi de Finagle, érige en loi le pessimisme en affirmant que tout événement ayant la moindre possibilité de tourner mal le fera un jour. Cette version généralisée est mieux connue et souvent confondue avec la loi de Murphy pour expliquer mauvais résultats ou mauvaises conditions dont les causes n'ont pas forcément à voir avec une quelconque manipulation.
Chose intéressante, la loi de Murphy (ou son corollaire) se vérifie toujours, sauf quand on cherche à la vérifier. Ce qui signifie, en d'autres termes, que rien ne garantit qu'un événement va mal tourner si l'on s'y attend! Par exemple : un examen commence toujours avec un quart d'heure de retard, sauf le jour où vous arrivez avec un quart d'heure de retard. Cette loi est donc par définition indémontrable, mais tout le monde sait qu’elle existe.
En réalité, ce que tout le monde connaît et a pu expérimenter, c’est la loi de la tartine beurrée :
« Toute tartine beurrée livrée à elle-même tombera du côté beurré. »
En voici quelques déclinaisons, trouvées sur le site de Bernard Werber (il y en a plusieurs pages) :
-Chaque solution amène de nouveaux problèmes.
-Toutes les grandes découvertes sont faites par erreur.
-Un objet ne tombe jamais en panne avant d'avoir passé le dernier contrôle de qualité.
-Tout ce qui est agréable dans la vie est soit illégal, soit immoral ou fait grossir.
-Pour obtenir un prêt, vous devez tout d'abord prouver que vous n'en avez pas besoin.
-A l’hyper : la file d'à côté avance toujours plus vite ; et si tu changes de file, celle que tu viens de quitter deviendra alors la plus rapide.
-C'est quand on ne regarde pas que le but est marqué.
Etc…etc…la liste peut s’allonger…vous devez bien avoir quelques idées…
Et pour terminer, le paradoxe de la tartine beurrée et du chat vu par Gotlib:
« Les lois de la Tartine Beurrée stipulent de manière définitive que le beurre doit toucher le sol alors que les principes de l'aérodynamique féline réfutent strictement la possibilité pour le chat d'atterrir sur le dos. Si l'assemblage du chat et de la tartine devait atterrir, la nature n'aurait aucun moyen de résoudre ce paradoxe. C'est pour cela qu'il ne tombe pas. » (Marcel GOTLIB, in La Rubrique à Brac, Dargaud Editeur)
23 janvier 2008
cinquain en miroir glaçon
Glaçon
Si le soleil
Te fait pleurer l’hiver
N’oublie pas qu’il te pare aussi
D’argent
Printemps
Qui montres le bout de ton nez
A petits pas légers
Offre-nous ta
Lumière
22 janvier 2008
petit conte de la Chine ancienne
La philosophie chinoise ou : du bienfait de l’inutilité, du vide et du non agir
Démonstration de Lao Tseu dans le Tao Te King: « Trente rayons convergents, réunis au moyeu, forment une roue ; mais c'est son vide central qui permet l'utilisation du char. Les vases sont faits d'argile, mais c'est grâce à leur vide que l'on peut s'en servir. Une maison est percée de portes et fenêtres, et c'est leur vide qui la rend habitable. »
Sunzi (auteur de « l’art de la guerre » !) explique : un arbre tordu, dont le menuisier ne peut faire de planches, vivra de sa belle vie au bord du chemin, tandis qu’un arbre bien droit sera coupé en planches puis vendu par le bûcheron. L’inutilité est garante de sérénité, de longue vie.
Certains s’offusqueront peut-être de ce qu’ils pensent être un éloge de la paresse ; mais à l’heure où tout va si vite, à l’heure du « travailler plus pour gagner plus » je pense que certains agités (suivez mon regard) feraient bien de se plonger dans ces textes anciens ; par exemple la fameuse fable du coq de combat de Zhuangzi, superbe illustration de la vertu du non agir :
Un homme nommé Ji Shengzi élevait un coq de combat pour le roi Xuan de Zhou.
Apres dix jours d'entraînement, le roi lui demanda si son coq était prêt :
- Pas encore, il est intrépide et recherche sans cesse le combat.
Dix jours plus tard, le roi revint et demanda à nouveau si son coq était prêt :
- Pas encore, il attaquerait même son ombre.
Dix jours passèrent :
- Il n'est pas encore prêt : il est haletant et combat dans le vide.
Enfin dix jours plus tard :
- Votre coq est prêt. Lorsqu'il entend le chant d'autres coqs, il ne réagit plus et reste immobile comme s’il était en bois.
Lors du combat les autres coqs le voyant impassible dans l'arène s'enfuirent terrorisés.
Si nous sommes en paix avec nous même et avec le monde autour de nous, le succès viendra spontanément.
Land art: la nature de l'art

Le land art est une tendance de l'art contemporain, utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.). Le plus souvent, les œuvres sont à l'extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l'érosion naturelle ; ainsi, certaines ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique. Les premières œuvres ont été réalisées dans les paysages désertiques de l'Ouest américain à la fin des années 1960.
Avec les artistes du Land Art, la nature n'est plus simplement représentée mais c'est au cœur d'elle-même (in situ) que les créateurs travaillent. Ils veulent quitter les musées et les galeries avec leurs jours et heures d'ouverture, leurs tickets d'entrée et véritablement « sortir des sentiers battus ». L'œuvre doit être non plus une valeur marchande vouée à une élite mais une véritable expérience liée au monde réel.
Extrait wikipédia

Andy Goldsworthy voir album
21 janvier 2008
quand le sot-l'y-laisse
La première fois que j’ai entendu ce mot, sot-l'y-laisse, c’était au cours de la fameuse dictée de Pivot à la télévision ; honte sur moi, pauvre inculte, qui me targuais d’avoir quelques dispositions en la matière, j’étais à cent lieues de la véritable orthographe ; je ne vous dirai pas comment je l’avais écrit…
Alors, qu’est ce qu’un sot-l’y-laisse ? Un morceau de choix, qu’un sot, donc, laisse dans son assiette... mais non ! pas le croupion de la volaille: les deux petits morceaux de chair succulente, assez peu visibles, situés juste au dessus de celui-ci, de chaque côté de la carcasse.
Bon, c’est sûr, le gourmet qui n’est pas sot ne risque pas de faire une indigestion et il aura quand même intérêt à y ajouter une cuisse…
haïkus...de vent
Tout emmitouflée
Juste deux yeux larmoyants
Que la bise est froide !
*
La plaine venteuse
Silhouettes torturées
Arbres au couchant
*
Le vent éparpille
Un sac poubelle éventré
Des mouettes trifouillent











